À propos
Fabiandra Andries
Je suis Fabiandra Andries, étudiant en master d’histoire de l’art à Sorbonne Université, à Paris.
Depuis l’enfance, mon enthousiasme et ma passion pour l’histoire de l’art ont toujours été présents. Mon premier contact avec elle fut un livre sur la mythologie de l’Égypte ancienne trouvé à l’école. À 9 ans, mon obsession a été remarquée par l’un de mes professeurs : c’est à ce moment que j’ai découvert l’existence d’un musée appelé le Louvre, à Paris, qui allait devenir mon obsession pendant les quinze années suivantes. À 11 ans, je connaissais par cœur les salles principales du musée, au point de guider un camarade d’école qui le visitait — depuis ma chambre en Indonésie, sans avoir jamais mis les pieds dans le musée.
Depuis mon arrivée en France en 2021, j’ai visité ce musée 72 fois. J’ai également effectué 164 sorties culturelles dans 56 musées, monuments et sites historiques différents en Europe. J’ai obtenu ma licence d’histoire de l’art à Sorbonne Université en 2026 et je suis aujourd’hui prêt à poursuivre en master. Mes projets personnels comprennent le compte Instagram @BerbincangSeni et une petite exposition d’introduction au peintre Raden Saleh, La voix de Java en Europe, en septembre 2025 à Paris.
Projet de master
Raden Saleh (1811–1880) : Orientalism from The Orient
Le courant orientaliste du XIXe siècle a toujours été lié à des perspectives, des fantasmes et des imaginaires occidentaux, nourris par des textes rapportés d’Asie du Sud-Ouest et d’Afrique du Nord-Est.
Mais que se passe-t-il lorsqu’un peintre venu d’Asie arrive en Europe et donne à voir sa propre vision de la partie orientale du monde ?
Pourquoi cette recherche ?
Dans un XIXe siècle où l’art des cultures non européennes était regardé à travers des moyens et des définitions européens, Raden Saleh propose une autre vision par son art. Premier Asiatique à recevoir une formation artistique européenne, il regarde le monde non européen comme une mémoire, une expérience, voire le lieu de son enfance : une perspective neuve et plus nuancée face à une vision autrement dominée par le fantasme et l’exotisme.
Ce qui est passionnant, c’est la manière dont deux environnements artistiques, javanais et européen, s’entrelacent dans ses œuvres et font naître des perspectives originales issues des deux. Il importe en outre d’étudier Raden Saleh dans le contexte du courant orientaliste afin d’apporter un regard neuf sur ce phénomène du XIXe siècle par une approche postcoloniale : à travers ses œuvres se lisent non seulement une représentation du monde asiatique et venue de lui, mais aussi une voix qui se démarque des fantaisies européennes sur les cultures d’Orient.
« Le premier Asiatique à recevoir une formation artistique européenne. »
Raden Saleh, L’Arrestation du prince Diponegoro, 1857 — Istana Negara, Jakarta
Qui est ce peintre ?
Saleh Syarif Boestaman, plus connu sous le nom de Raden Saleh, est un peintre né à Java au XIXe siècle, en 1811. Il naît au début de l’intensification de la domination coloniale néerlandaise dans l’archipel indonésien. Son talent est remarqué par le peintre belge Auguste Antoine Joseph Payen (1792–1853), ce qui le conduit à être envoyé en Europe en 1829 pour y recevoir une formation artistique européenne.
Durant son séjour européen, l’artiste se nourrit des musées et des galeries, et étudie auprès d’artistes européens tels qu’Horace Vernet (1789–1863) à Paris. C’est également là qu’il approfondit sa maîtrise artistique et participe aux Salons du musée du Louvre.
De retour en Indonésie en 1851, il poursuit sa carrière artistique à Java tout en élargissant ses centres d’intérêt à la paléontologie, à l’archéologie et jusqu’à la zoologie, concevant la forme première de ce que l’on connaît aujourd’hui comme le zoo de Ragunan, dans le sud de Jakarta.
Pourquoi le financement participatif ?
Indonésien ayant grandi auprès de personnes passionnées d’histoire et de culture, je crois profondément que la possibilité de prendre soin de sa culture et de la soutenir est un droit ouvert à tous, quels que soient les moyens financiers. J’ai rencontré des personnes qui m’ont confié des fonds en acceptant de sauter des repas pour soutenir des étudiants et leurs travaux. Elles ont durablement marqué ma façon de comprendre ce qu’est vraiment une collecte : pas seulement son versant financier, mais surtout le cœur, l’attention, l’élan et le sentiment d’appartenance à l’étude concernée.
J’espère qu’à travers ce financement participatif, je pourrai offrir à celles et ceux qui partagent cet élan pour la culture la possibilité de faire partie d’une recherche dont nous espérons qu’elle ouvrira un meilleur avenir à cette discipline.
Comment soutenir ce projet
L’ensemble des fonds sera collecté sur deux comptes bancaires. Le premier est un compte Revolut à mon nom (pour les virements internationaux), le second un compte indonésien destiné à faciliter les virements depuis l’Indonésie. Les coordonnées de ces deux comptes figurent plus bas sur cette page.
Le détail des besoins de financement se trouve dans la répartition du budget ci-dessous.
À l’issue des deux mois de recherche, je publierai un rapport détaillé de l’utilisation des fonds tout au long du processus.
Pour toute question sur la recherche ou sur le financement, n’hésitez pas à me joindre par l’un de ces moyens.
Transparence
Répartition détaillée du budget
0 € réunis sur 6 455 €
| Poste | Montant |
|---|---|
| Les postes du budget apparaissent ici. | — |
| Total nécessaire | — |
Ces montants proviennent du budget déposé avec le projet de recherche. Un rapport complet des dépenses suivra les deux mois de recherche.
Soutenir le projet
Chaque contribution fait avancer la recherche
Tous les fonds venus de comptes internationaux sont réunis sur ce compte Revolut.
Donner via Revolutrevolut.me/fabiandraa
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